Le Mouchoir rouge
Tard le soir… le soir, je montais les escaliers de mon grenier,
sans un bruit comme la nuit qui éblouit les rêves des endormies,
ou les noircit en cauchemars.
Faute de t’apercevoir,
cet endroit étroit me permet de m’émouvoir ,
de plonger dans mes diverses pensées et seule la cire d’une bougie qui rougit,
qu’on appelle Chandelle,
peut en témoigner, si elle n’est pas consumé à force d’égayer l’obscurité…
C’est ainsi que je me laisse aller.
C’est à toi que je pense, à toi en qui je crois,
parfois mes larmes coulent avec lenteur et longueur
si bien que l’on croirait qu’elles viennent du cœur.
A cette heure ma pensée est saturée et ma gorge nouée.
Malgré cela, je réfléchis, sans répit, pour que tu emportes le meilleur souvenir
de mes journées Sourires, fou-rires.
Chaque soir je plie ce mouchoir à l’infini avec plaisir…
Pour toi il ne sera plus que souvenir,
s i tu n’oublies pas de l‘ouvrir, ça te fera rire !
Si tu ne m’oublies pas d’ici là !
Ce mouchoir est rouge.
Rouge comme ma couleur fantaisie, rouge comme quand parfois je rougis.
Tu y trouveras un peu de ma jalousie et une touche de ma folie
mais surtout - surtout - de la poésie !
Tu sentiras un filet de mon parfum aux fleurs de jasmin que tu apprécies si bien en espérant que tu ne me classes pas parmi tes conquêtes passionnées
car je t’aime avec sincérité.
Pierrick